Unpiratage informatique venu du ciel. La menace n'est pour l'instant pas généralisée mais d'habiles chercheurs anglais en sécurité informatique, lui ont donné corps en concevant un mini-drone piratant votre tabletteou smartphone.
Cette technologie, baptisée Snoopy, est présentée lors de la conférence Black Hat qui se tient à Singapour cette semaine (du 25 au 28 mars 2014).
Le site CCNMoney.com a pu assister à une démonstration de ce drone pirate à Londres. Celui-ci
utilise la connexion wi-fi du mobile. Lorsqu'elle est active, celui-ci cherche systématiquement les réseaux wi-fi auxquels l'utilisateur s'est précédemment connecté. Si votre wi-fi est désactivé, aucun piratagen'est, en revanche, possible.Le drone fait ensuite croire au mobile qu'il est un réseau wi-fi d'une enseigne connue, proposant par exemple des accès sans fil (MacDonalds, Starbuck,...) gratuit. Si l'utilisateur s'y est déjà connecté, son mobile sera leurré par le drone. Une fois la connexion établie, celui-ci intercepte les données échangées par le mobile.
En démonstration à Londres, durant une heure, le drone aurait pu analyser 150 terminaux mobiles. Le pilote du drone pirate a collecté des noms d'utilisateurs et de mots de passe pour se connecter à des comptes Amazon, Paypal ou Yahoo. Cette technologie aurait été développée par deux chercheurs anglais, Glenn Wilkinson et Daniel Cuthbert, issu du laboratoire indépendant Sensepost Research. Leur objectif serait de faire prendre conscience de la vulnérabilité des mobiles...
Les ministres russes devront se passer des iPad. Le
gouvernement a décidé de délaisser Apple au profit de Samsung. Cette
décision a été prise pour des raisons de sécurité informatique ; mais
des questions demeurent quant au choix du constructeur sud-coréen et sur
l'O.S. qui sera employé.
Le hasard du calendrier donne parfois à l'actualité une teinte très
particulière. Dans un contexte où la Russie et l'Occident ont de
profondes divergences de vue sur l'avenir de l'Ukraine et la situation
en Crimée, au point que des mesures de rétorsion sont prises de part et
d'autre, voilà que Moscou a annoncé que les ministres du gouvernement
Medvedev vont devoir abandonner les iPad par mesure de sécurité.
Selon les informations du journal Kommersant reprises par Courrier International,
la décision russe n'est absolument pas liée à l'actualité
internationale ou aux sanctions occidentales. Certes, Apple est une
société américaine et les États-Unis se sont montrés très critiques sur
la manière dont la Russie gère le dossier ukrainien. Mais ce sont des
considérations techniques qui ont pesé.
"Les tablettes Samsung sont pourvues d'un système de sécurité
adapté aux communications confidentielles et qui a été testé avec
sévérité", a affirmé le ministre des communications. En creux, il
faut comprendre que les tablettes Apple ne disposait pas d'une
protection équivalente ou que celle proposée n'a pas réussi à passer
avec succès les tests de sécurité.
À la place, les ministres devront utiliser des tablettes de la marque
Samsung. Il n'est pas précisé si les nouvelles consignes
gouvernementales s'appliquent uniquement aux ministres ou concernent
l'ensemble du personnel peuplant les ministères. En outre, quid du
système d'exploitation ? Car en effet, les terminaux du groupe
sud-coréen sont généralement livrés avec l'O.S. Android.
On se souvient qu'en 2012, l'Institut central de recherche
scientifique, dépendant du gouvernement russe, a annoncé la mise au
point d'un système d'exploitation très proche d'Android
afin justement de n'envoyer aucune donnée vers des serveurs étrangers
(donc vers Google). Baptisé RoMos (Russian Mobile Operating System), le
système visait en particulier le marché militaire.
Est-ce que ces tablettes Samsung seront livrées avec RoMos, avec une
version durcie d'Android ou une version de base ? Ni Kommersant ni
Courrier International ne mentionnent la plateforme logicielle qui
accompagnera ces appareils. Or, ces questions ne sont pas anodines en
particulier lorsque l'on prend la décision de remplacer du matériel à la
tête d'un État au nom de la sécurité.
La décision russe constitue en tout cas pour Samsung une publicité tout
à fait positive, même si le constructeur sud-coréen a également été confronté à des polémiques sur la sécurité
des terminaux et la confidentialité des données, exactement comme
Apple, qui est désormais associé au scandale PRISM faisant que chaque
vulnérabilité découverte entraînera de lourds soupçons.
"Avec la 4G, le risque devient autrement plus conséquent en matière de fuite de données"
Lauréat du Prix National Innovation 2008 et du prix de
l'innovation des Assises de la sécurité, Mobiquant propose un boîtier,
multiplates-formes, pour la sécurisation unifiée des flottes mobiles.
Sur quel segment de la sécurité se positionne Mobiquant ?
L'activité
principale est de fournir aux sociétés les moyens de gérer les aspects
sécurité et l'activité d'exploitation des flottes mobiles dans le cadre
de l'émergence des technologies de quatrième génération sur les
téléphones mobiles, et plus généralement les équipements sans fils :
HSPA, Wimax, etc.
Avec les terminaux de nouvelle génération,
véritable moyen d'accès au système d'information, le risque est devenu
autrement plus conséquent en matière de fuite de données, perte
d'informations stratégiques... Voilà le contexte dans lequel Mobiquant
mène sa réflexion. Il s'agit donc de proposer sur ce marché une
solution, sous forme d'un boîtier, totalement intégrable.
Le
boîtier supporte ainsi la plupart des standards en matière
d'authentification, de logs, d'annuaire de services, de communication ou
de chiffrement. A partir d'une console centralisée, la solution va
permettre d'administrer à distance la visibilité sur les flottes
mobiles.
En termes d'administration, que permet concrètement l'appliance ?
Nous proposons ensuite Mobile Airstore qui permet
quant à lui le chiffrement, la sauvegarde et la restauration des
données. NX On-The-GO intervient pour le déploiement sécurisé des
applications en s'appuyant sur des packages applicatifs signés. Enfin le
module AirCar assure le support à distance et notamment la prise de
contrôle à distance des terminaux.
Pour répondre à ces besoins de
rationalisation et de sécurisation de la mobilité, notre approche se
structure autour d'une solution unifiée. C'est pourquoi nous parlons de
M-UTM pour Mobile Unified Threat Management pour adresser de
bout-en-bout ces besoins.
Quelles technologies mobiles supportez-vous ?
Nous
sommes multiplates-formes. Les téléphones peuvent aussi bien être sous
du Windows Mobile, et à partir de la version 2003, Symbian, BlackBerry
et iPhone. Nous travaillons en outre actuellement sur le système de
Google, Android, au travers de notre partenaire HTC. Mais au-delà des
OS, nous couvrons toute une gamme de terminaux sans-fil qui va du Tablet
PC, aux terminaux durcis, sans oublier non plus les portables et
netbooks type EeePC.
Il
est désormais impératif d'être multiplate-forme. Il n'y a pas une
entreprise aujourd'hui qui gère une flotte de centaines et parfois de
milliers de terminaux sous une seule forme et une seule technologie. Les
demandes sont différentes selon les services de l'entreprise. Le
marketing veut un bureau unifié, le support aura des applications
métier, etc. L'hétérogénéité des terminaux est une réalité des
entreprises.
Avec l’émergence des différents usages de technologies sans fil et
mobiles dans l'environnement professionnel, la tendance grandissante du
mobile security management propose une méthode globale de traitement des
risques sécuritaires liés à la mobilité. Elle découle de facto de la
complexité des architectures mises en œuvre en matière de mobilité. Que
ce soit au niveau de la couche système et du noyau, au niveau des
données ou des couches de communication, la gestion de la sécurité
mobile, à l'aide de composants sécurité tels que modules de
chiffrements, moteurs vpn, ou routines de politiques permet la prise en
charge compète des risques liés à la sécurité mobile. Il établit une
prise en charge logique du cycle logique des terminaux mobile :
enrôlement (intégration au système d'information), exploitation,
répudiation et adresse la confidentialité, l'intégrité et
l'authentification.
Les outils du Mobile Security Management
Le mobile security management ou enterprise mobility management (EMM)
constitue en une gestion sécurisée des terminaux, ordinateurs
portables, applications, contenu et des emails.
Gestion de PKI
La gestion de la sécurité mobile permet de s'assurer des versions de
certificats de chaque utilisateurs . Cet outil donne à l'administrateur
la possibilité de mettre à jour les certificats à distance de façon
transparente pour l'utilisateur final. De cette façon la DSI est en
mesure de garantir aux collaborateurs une utilisation optimale des
terminaux mobiles.
Gestion VPN
Une solution de security mobile management permet aux administrateurs
et aux utilisateurs de sécuriser leurs échanges en utilisant des canaux
de communications sécurisés. La gestion du VPN donne aux utilisateurs
finaux la possibilité d'accéder rapidement et sûrement à leurs outils de
travail. Cela participe à améliorer leur efficacité et confort de
travail.
Chiffrement des données
Le risque premier auxquels sont exposés les utilisateurs est la perte
ou le vol de données sur les appareils. Pour garantir leurs sécurités,
les solutions de sécurité mobile permettent de chiffrer les informations
qu'ils contiennent afin de les rendre illisible par tout utilisateur
malveillant.
Chiffrement de voix
La sécurisation des communications téléphoniques vocales est une
possibilité. Ce service augmente le confort des utilisateurs finaux
grâce en leur garantissant des libres échanges où qu'ils soient.
Audit de sécurité
L'audit de sécurité mobile est à la fois un outil de prévention et de
correction. Ses fonctions d'analyses constituent une protection en
temps réel des terminaux. Lorsqu'une faille est détectée, le système
d'audit alerte l'administrateur qui sera en mesure de la corriger.
Répondre aux enjeux du BYOD
L'évolution du « Bring Your Own Device » emmène les structures à
revoir leur gestion et la sécurité des appareils mobiles. L'utilisation
des smartphones et des tablettes personnels en contexte professionnel
change les modalité de gestion et la politique de sécurité des
organisations. En effet, smartphones et tablettes ont pris la place des
terminaux professionnels dans un environnement ou la mobilité des
salariés est devenue un impératif. Ainsi les DSI se retrouvent face à la
nécessité de pourvoir maintenir un cadre sécuritaire pour les leurs
salariés et les données qu'ils utilisent.
Le Mobile Security Management apporte une réponse aux DSI, leur
permettant de proposer des services compatibles sur les différents
terminaux de leurs collaborateurs. L'autre amélioration du sujet vient
de la facilité d'utilisation et de paramétrage possible à distance. Par
cet approche les organisations peuvent garantir à leurs salariés une
utilisations sûre en réduisant les risques de sécurités.
L’édition 2013 du rapport annuel de
Juniper Networks sur les menaces mobiles dénote une forte recrudescence
des logiciels malveillants, concentrés à 92% sur Android.
Tous
les systèmes d’exploitation ont leurs vulnérabilités, mais Android, qui
concentre 92% des logiciels malveillants répertoriés sur mobile,
présente un déficit sécuritaire.
Telle est, en substance, la principale conclusion du baromètre annuel de Juniper Networks.
Entre
mars 2012 et mars 2013, le périmètre d’étude de l’équipementier
télécoms s’est étendu à plus d’un million de failles documentées.
Et
le constat est sans appel : ces brèches ont été exploitées par au moins
276 259 logiciels malveillants, une population virale en croissance de
614% sur un an.
Entrevue l’année passée avec plus de 38 000 menaces repérées, la recrudescence du malware s’accélère.
Avec
l’adoption de la mobilité, les infrastructures informatiques évoluent,
tout comme le comportement et les techniques d’attaque des
cybercriminels.
La bêta du nouveau système mobile
d’Apple continue de faire parler d’elle. En effet, iOS 7 aurait déjà été
jailbreaké par un hacker bien connu du milieu.
L’auteur en
question n'est autre que Ryan Petrich, connu pour avoir déjà travaillé
sur des appareils jailbreakés, et pour avoir notamment développé de
nombreuses applications pour ces terminaux modifiés. Cette semaine, il a
publié sur son compte Twitter une capture d’écran de son iPod touch
sous iOS 7, sur lequel était installé l’application Activator, un
gestionnaire de raccourcis qui ne peut s’installer que sur un appareil
jailbreaké.
Des experts en sécurité viennent de
déclarer avoir repéré une défaillance dans le système mobile Android
permettant à des logiciels malicieux de corrompre 99% des appareils du
marché.
D’après des professionnels de la sécurité, un bug dans
Android permettrait à des trojans et autres codes malicieux de se faire
passer pour des applications vérifiées, masquant la présence d’un
malware au sein d’un programme.
Chiffrement faible et logiciel mal
configuré ouvrent la porte aux petits secrets de certaines cartes SIM.
Le chercheur Allemand Karsten Nohl, de chez Research Labs, vient de
lancer un petit pavé dans la mare à quelques jours de sa présentation
lors du Black Hat de Las Vegas qui se tiendra le 31 juillet prochain.
L'ingénieur
en sécurité indique que certaines cartes SIM de nos téléphones
portables peuvent être compromises en raison d'une mauvaise
configuration du logiciel Java et des clés de chiffrement beaucoup trop
faibles pour être efficaces.
Après trois années de recherche, le
cryptographe prétend avoir trouvé des failles qui pourraient affecter
des millions de cartes SIM. Des portes ouvertes dans nos téléphones
mobiles qu'il présentera fin juillet au Black Hat. Après avoir testé
1.000 cartes SIM, l'équipe de Nohl a découvert qu'il était possible
d'infecter à distance certaines cartes SIM avec un virus. Un code
malveillant qui pourrait, par exemple, envoyer des messages surtaxés,
rediriger des appels, ...
Vous venez juste de poster une annonce sur leboncoin,
méfiez-vous si vous recevez des SMS en mauvais français ou en anglais
vous demandant des coordonnées personnelles, bancaires ou des acomptes,
n'y répondez pas ! Il s'agit certainement d’une arnaque.
Exemples de SMS :
«
Bonjour annonce boncoin est tjrs dispo? merci de me faire parvenir le
plus vite possible le prix ferme a l'adresse suivante:
metmmeblanpaincedric01@gmail.com » « Bonjour\nvotre annonce mise sur
leboncoin est toujours disponible? si oui veuillez me repondre a cette
adresse;\n\nfamille.vaillant11@yahoo.fr »
Lorsque vous répondez
par email à ces textos, très vite le pirate vous demandera vos
coordonnées et le prix de l’objet à vendre.
Leurs techniques :
-
L’acheteur est d’emblée prêt à vous envoyer la somme d’argent
correspondant au prix de vente de votre bien et attend votre accord. Si
vous confirmez, il vous annoncera que suite à des difficultés
administratives il faut d’abord que vous payez des frais incombant au
vendeur (douane par exemple) mais que ces frais vous seront remboursés
par l’acheteur par simple addition au montant du bien. Si vous versez
ces frais, vous n’aurez plus de nouvelles de votre acheteur et l’escroc
aura réussi son coup.
- L’acheteur vous envoie effectivement un
chèque (ou un autre titre de paiement) pour l’achat de votre bien mis en
vente. Mais surprise, le montant n’est pas le bon. Ce dernier est
supérieur au prix de vente conclu. L’acheteur vous informe alors que
vous pouvez quand même encaisser son chèque et renvoyer un autre chèque
du montant de la différence pour corriger cette erreur. Si vous
acceptez, vous vous apercevrez que son chèque était en fait sans
provision et que vous venez donc de perdre le montant de la différence
envoyé à l’escroc.
- L’acheteur peut aussi vous proposer un
paiement par Paypal. Si vous acceptez, vous vous apercevrez que la
confirmation du paiement sur le site Paypal était fausse et votre objet lui, est déjà envoyé à l’escroc.
Que faire en cas d'email ou SMS douteux ?
Dans
le cas de SMS ou emails relatifs à des annonces du bon coin, envoyez
rapidement une copie du message reçu en Cliquant ici pour que leboncoin puisse limiter ces pratiques. Leboncoin vous conseille de privilégier les remises en main propre lors de vos transactions !
Pour Apple, la raison d'être principale
du Touch ID est la sécurité. « Trop peu de personnes mettent en place un
code de sécurité pour verrouiller leur iPhone », a déclaré Phil
Schiller lors du keynote présentant les nouveaux iPhone. Le contrôle de
l'empreinte serait un moyen moins fastidieux que la saisie d'un code, et
permettrait d'augmenter le nombre d'iPhone protégés. Et Apple de
présenter le doigt comme la clé de sécurité la plus sûre qu'il soit.
Vraiment ?
Rappelons tout d'abord que l'usage de cette
technologie n'est pas obligatoire sur l'iPhone 5S. Ensuite, si une
empreinte digitale ne peut pas se « deviner » comme un code à 4
chiffres, la biométrie n'en reste pas moins faillible. Le face to unlock
d'Android en sait quelque chose : la technologie de Google a montré ses
failles particulièrement rapidement, et il y a fort à parier que le
Touch ID d'Apple fasse l'objet d'attaques similaires. Et autant il vous
est possible de changer un code en cas de piratage, autant vous ne
pouvez pas changer d'empreinte digitale !
Les lecteurs
d'empreintes digitales existent depuis de nombreuses années, et leur
sécurité a déjà été mise à rude épreuve... par des oursons en gélatine,
ou de la pâte à fixe ! Reproduire une empreinte, d'autant plus quand il
s'agit de plusieurs doigts et de plusieurs utilisateurs, est une
opération délicate, mais faisable.
Mais sans rentrer dans des
considérations dignes des Experts à Cupertino, il existe d'autres moyens
de passer outre ce type de protection. En effet, si le smartphone est
infesté d'un cheval de Troie, rien de l'empêche de récupérer la version
numérique de votre empreinte digitale, comme il le ferait pour un simple
code à 4 chiffres. Apple précise que les empreintes digitales sont
chiffrées et stockées de façon sécurisée dans un espace à accès
restreint de sa puce A7, à distance donc des autres données. Soit. Mais
la marque à la pomme reste peu loquace sur le chiffrement en question.
Et si l'adoption du 64-bit pourrait retarder un peu les hacks, il est
probable que les attaques interviennent rapidement.
Comme chaque année Symantec publie
le Norton Report. Centré sur les usages mobiles, il montre que les
Français sont davantage touchés par la cybercriminalité du fait de leurs
comportements à risque.
Plus de 25 millions de Français possèdent un smartphone, selon une
étude de la Mobile Marketing Association France. Le chiffre laisse
songeur et marque un taux de pénétration très fort. Pour autant, si les
smartphones sont désormais quasi omniprésents dans la vie des Français,
ils ne s’accompagnent pas d’une prise de conscience forte des risques
liés à la sécurité.
Manque d’éducation
Un état de fait plutôt qu’une tendance qu’illustre d’ailleurs la
nouvelle édition du Norton Report, établi par la société Symantec. Les
Français sont davantage touchés par la cybercriminalité sur mobile que
leurs homologues européens. Laurent Heslault, directeur des Stratégies
sécurité chez Symantec, le martelle l’envi, les Français ont besoin
d’être éduqués en matière de sécurité. La situation est d’autant plus
préoccupante que le peu qui semblait acquis avec les PC paraît avoir été
oublié avec le passage aux smartphones.
Alors que l’ADSL est très présente en France, les réflexes de
sécurité liés à la connexion permanente à Internet ne sont pas acquis.
Ainsi, les mobinautes français sont « davantage touchés par la
cybercriminalité sur mobile que leurs homologues européens : 41% des
Français utilisant des smartphones ont été victimes d'actes de
cybercriminalité au cours des 12 derniers mois, contre seulement 29% en
Europe et 38% dans le monde », explique Laurent Heslault. Le directeur
des stratégies sécurité de Symantec explique en partie ce phénomène par
un taux de connectivité élevé, avec des utilisateurs nouvellement
arrivés. Free Mobile a ouvert la porte à de nouveaux utilisateurs. Ils «
y ont un accès facile grâce au prix bas des forfaits », indique Laurent
Heslault (...)
Des chercheurs ont démontré
qu’il est possible d’espionner ce qu’un utilisateur tape sur le clavier
de son ordinateur grâce aux vibrations générées et captées par
l’accéléromètre d’un smartphone posé à côté.
C'est l’heure de la minute paranoïaque. On savait déjà que des
malwares installés sur un smartphone pouvaient accéder à son appareil
photo pour dresser un tableau de l’environnement de l’utilisateur. Des
chercheurs du MIT et de l’université de Géorgie ont trouver un nouveau
moyen de détourner nos smartphones. Ils ont ainsi réussi à transformer
l’iPhone en espion, en une sorte de keylogger, de tout ce que vous tapez
sur le clavier… de votre PC ou Mac.
Accéléromètre et réseau neuronal Pour arriver à ces fins, ils n’ont fait
qu’utiliser les données enregistrées par les capteurs à l’intérieur d’un
iPhone 4. De manière assez intéressante, l’accéléromètre de l’iPhone 3G
S ne semble pas être assez performant et précis pour permettre ce tour
de passe-passe. Pour le besoin de leur démonstration, l’iPhone 4 est
placé à quelques centimètres du clavier de l’ordinateur. Les touches
sont alors pressées tandis que les données captées sont envoyées à deux
réseaux neuronaux, soit un ensemble de machines capables d’apprendre au
fil du temps. Le premier réseau apprend la position horizontale de la
touche, tandis que le second s’occupe de la position verticale.
Couplant ces données à l’analyse des fréquences de vibrations reçues,
les chercheurs ont ensuite retenu des paires de mots clés et utilisé un
dictionnaire pour affiner l’extraction de données. Ils ont ainsi obtenu
un taux de résultat positif dans les données récupérées de l’ordre de
80%. Même si la précision baisse avec l’augmentation du nombre de
touches pressées/lettres ajoutées et que la reconnaissance de mot est
seulement de 46%, avec un saut à 73%, si un second mot est saisi.
Potentiel Certes moins précis que d’autres
solutions comme l’écoute du bruit produit pas les touches avec un
microphone très performant, cette méthode a pour « avantage » de pouvoir
être intégrée dans un malware glissée dans une application a priori
inoffensive, indiquent les chercheurs. Evidemment, il est facile de
contourner ce risque en ne posant pas son téléphone à côté de son
clavier ou à une distance suffisante. Le plus sûr demeurant de le
laisser dans un sac ou dans la pièce voisine…
Encore un rapport qui va faire se
dresser quelques cheveux blancs. Selon Juniper Research, plus de 80% des
smartphones grand public et d’entreprises ne disposent d’aucun système
de protection contre les attaques au-delà des systèmes de sécurité de
l’OS mobile sur lequel ils reposent.
Une situation problématique
alors que le cabinet d’étude rappelle que le nombre de malwares et
autres tentatives de phishing (notamment par SMS frauduleux) ont explosé
en un an. Les cyber-criminels transposant les méthodes d’infection
développées dans le monde du PC sous Windows à l’univers du mobile sous
Android principalement. A la fin de l’année, le nombre d’agents
malveillants ciblant les terminaux mobiles aura dépassé le million
d’unités.
Le faible taux d’adoption de solutions de protection
pour les smartphones s’explique notamment par la méconnaissance des
risques par les utilisateurs mobiles mais aussi par une perception des
applications antivirales jugées trop onéreuses.
Bien qu’iOS 7 fasse surtout parler de
lui pour son interface, l’une des nouveautés peut avoir des conséquences
inattendues en cas de revente d’un appareil. Le renforcement de la
sécurité oblige en effet à désactiver la localisation, sous peine pour
l’acheteur de ne pas pouvoir utiliser l’iPhone ou l’iPad.
Démotiver les voleurs
La
sortie d’iOS 7 a diverses conséquences dont certaines n’ont été
finalement que peu mises en avant par Apple. C’est notamment le cas pour
la sécurité : la firme de Cupertino indique bien qu’elle est renforcée
mais certains aspects ne sont tout simplement abordés. Or, parmi les
améliorations certaines qui ont pris place, une en particulier pourrait
bien provoquer quelques mésaventures dans le cas d’une revente
d’appareil.
Des chercheurs de Skycure, une société
spécialisée dans la sécurité sur mobile, affirment avoir découvert une
faille sur iOS qui permet d’exploiter n’importe quelle application
utilisant le Wi-Fi.
La faille en question permettrait à une
personne de modifier l’adresse à partir de laquelle l’application mobile
télécharge les données. Ainsi, au lieu de se connecter au serveur
qu’elle est censée joindre, l’application utilisant le Wi-Fi télécharge
en réalité ses données depuis un serveur mis en place par une personne
mal intentionnée à l’insu de l’utilisateur. Cela peut notamment
permettre à des hackers d’envoyer du contenu malicieux à un téléphone,
et peut notamment conduire à un vol de données, par exemple.
Une faille de sécurité rend les
téléphones Nexus vulnérables à des attaques de déni de service via des
SMS dits « de classe 0 », un type de SMS très peu utilisé dans les
réseaux GSM.
Mettre hors de service un smartphone Nexus par des
attaques de déni de service, c’est possible. Le chercheur en sécurité
Bogdan Alecu en a fait la démonstration vendredi dernier, à l’occasion
de la conférence Defcamp, qui s’est déroulé fin de semaine dernière à
Bucarest. Comme il l’explique auprès de PC World, il suffit d’envoyer
une série de SMS de « classe 0 » pour faire planter le terminal. Ce
type de SMS, également appelé « Flash SMS », est défini par le standard
GMS, mais il est assez peu connu et encore moins utilisé.
App Ops est une nouvelle fonction
proposée sur les dernières version d'Android : elle permettrait
d'activer ou de désactiver une à une les autorisations de chaque
application (géolocalisation, accès aux contacts, etc.). Cette fonction
protectrice de la vie privée n'est toutefois pas utilisable en l'état.
Le sera-t-elle un jour ?
Les versions Android 4.3 (Jelly Bean) et
4.4 (KitKat) intègrent une nouvelle fonctionnalité appelée "App Ops" :
saluée par tous les défenseurs de la confidentialité de nos données,
comme par exemple l'EFF, elle permet de prendre la main sur les droits
de chaque application installée. Intéressant ! En théorie du moins…
Apple propose une mise à jour iOS
7.0.5. Elle est destinée aux nouveaux iPhones. Pas encore la correction
promise pour l'écran de la mort. Elle ne comble pas les failles
exploitées pour le jailbreak.
C'est une curieuse mise à jour iOS
7.0.5 que la firme à la pomme propose. Cette cinquième mise à jour pour
iOS 7 paraît véritablement mineure et s'applique uniquement pour
certains modèles de l'iPhone 5s et iPhone 5c.
Des chercheurs de Skycure, une société spécialisée dans la sécurité sur mobile, affirment avoir découvert une faille sur iOS qui permet d’exploiter n’importe quelle application utilisant le WI-FI.
La faille en question permettrait à une personne de modifier l’adresse à partir de laquelle l’application mobile télécharge les données. Ainsi, au lieu de se connecter au serveur qu’elle est censée joindre, l’application utilisant le WI-FI télécharge en réalité ses données depuis un serveur mis en place par une personne mal intentionnée à l’insu de l’utilisateur. Cela peut notamment permettre à des hackers d’envoyer du contenu malicieux à un téléphone, et peut notamment conduire à un vol de données, par exemple.
Pour Skycure, la situation est assez grave : la société a pris pour habitude de prévenir les éditeurs d’applications vulnérables avant de dévoiler les failles au public, mais explique que dans ce cas, « la vulnérabilité touche un nombre tellement grand d’applications qu’il était impossible d’alerter tous les éditeurs ».